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La partie « magazine » et vous
Certains d’entre vous souhaiteraient que Jouer Bridge s’en tienne à un contenu purement technique et s’étonnent de la place, pourtant modeste, prise par la partie « magazine ».
Porte-parole de cette (sympathique) rébellion, Michel Grassia, un fidèle lecteur palois, déplore que les portraits « de personnes inconnues de la majorité des bridgeurs » et les pages de publicité rognent sur la place faite à la technique.
Nous comprenons les arguments avancés, mais notre réponse en trois points convaincra, nous l’espérons, nos lecteurs.
1) Les amateurs de technique ne sont pas lésés en termes de contenu. Quand les Editions POLE ont repris Jouer Bridge il y a maintenant 6 ans, chaque numéro avait 28 pages intérieures et 4 de couverture. Il en a aujourd’hui 8 de plus, et le nombre de pages techniques a plutôt augmenté.
2) Le bridge est un jeu vivant. C’est son actualité qui le maintient en vie. A l’heure où il est fortement concurrencé, en particulier auprès de la jeunesse, par de nombreuses sollicitations, il est important de créer une dynamique autour des personnes qui s’impliquent dans notre magnifique jeu et d’encourager les jeunes à s’y adonner. Faute de cet effort, le bridge sera bientôt une langue morte qui ne sera plus parlée que par un quarteron d’irréductibles.
3) Un magazine comme Jouer Bridge ne pourrait pas vivre sans les avantages de la presse (tarifs postaux avantageux, taux de TVA à 2,1%,…) et la publicité. Or, la presse a ses lois. Si une partie du magazine n’était pas consacrée à l’actualité, Jouer Bridge ne pourrait pas prétendre au titre d’organe de presse (voir le recours devant le Conseil d’Etat dans cette même page) et devrait mettre la clé sous la porte (ou doubler ses tarifs).
Jouer Bridge l’emporte devant le Conseil d’Etat

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La vie d’un organe de presse n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut régulièrement prouver que l’on a droit à cette appellation, et aux avantages qui en découlent (taux de TVA, tarif postal,…). Tous les deux ans donc, Jouer Bridge doit déposer un dossier devant ce qu’on appelle la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) pour valider ce statut. Les textes ont écarté les magazines de mots croisés, sudoku et autres jeux de grilles au bénéfice de ce sésame qu’est le numéro de commission paritaire. Et voilà que lors de son examen de 2008, se basant sur cette exclusion des jeux de grilles, la commission a rejeté le renouvellement du numéro de Jouer Bridge. La direction de votre magazine s’est alors lancée dans une longue bataille juridique et, d’appel en appel, s’est retrouvée devant le Conseil d’Etat… qui lui a donné raison ! Et sa décision fait jurisprudence. A condition de consacrer le minimum requis de pages d’actualité, un magazine bridge a droit au statut d’organe de presse !
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